L'Iran, prochaine cible des Etats-Unis ?
|
L'Iran, prochaine cible des Etats-Unis ? |
17.07.2004 |
![]()
![]() Mohamed El Baradei et le président iranien Khatami |
|
Une commission enquête actuellement sur les activités nucléaires de l'Iran qui est soupçonné d'enrichir de l'uranium à des fins militaires. Cette commission est conduite par Mohamed El Baradai, le directeur de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique). Elle a été créée à l'initiative de la Grande Bretagne, de l'Allemagne et de la France. Dans une résolution adoptée en Juin, la commission accuse l'Iran de faire obstacle à l'enquête en cherchant à dissimuler des informations. Des reproches identiques à ceux qui avaient servi à justifier la guerre en Irak.
De son coté, l'Iran considère comme son droit absolu le fait d'enrichir de l'uranium, et dément avoir l'intention d'acquérir l'arme nucléaire. Le ministre iranien de la Défense a mis en garde les Etats-Unis contre toute attaque des installations nucléaires iraniennes. "Les Etats-Unis et les autres ennemis de la République islamique doivent savoir que nous répondrons de toutes nos forces à une action militaire contre notre pays", a affirmé l'amiral Ali Chamkhani, ajoutant que l'Iran se sera pas "limitée dans le temps ou l'espace" et aura "les mains libres" pour répondre à une action militaire contre ses installations.
|
IRAN - EMPIRE US |
|
"Les frappes préventives ne sont pas un monopole américain", |
18.08.2004 |
|
|
![]() Ali Chamkhani |
"Nous ne resterons pas les bras croisés en attendant que les autres fassent de nous ce qu'ils veulent. (...) La présence militaire américaine (au Moyen-Orient) ne sera pas un élément de supériorité à nos dépens, au contraire, car leurs forces deviendraient otages auprès de nous", a ajouté M. Chamkhani. Il faisait ainsi allusion à la présence de dizaines de milliers de soldats américains en Irak et en Afghanistan, deux pays voisins de l'Iran.
"Nous traiterons toute frappe contre nos installations nucléaires comme une frappe contre l'Iran tout entier, et nous y répondrons avec toute notre force. (...) Les Américains ne sont pas la seule force présente dans la région, car nous sommes aussi présents, de Khost à Kandahar en Afghanistan et nous sommes également capables d'être présents en Irak", a averti M. Chamkhani.
Autre avertissement iranien: en cas d'une attaque par Israel de son réacteur en construction à Bouchehr, l'Iran frappera le réacteur nucléaire israélien de Dimona. (allusion aux avions israeliens qui avaient détruit le réacteur nucléaires irakien "Osirak" par une attaque aérienne le 7 juin 1981). "Quant à Israël, nous n'avons aucun doute sur le fait qu'il s'agit d'une entité maléfique, ni qu'il est incapable de mener une opération militaire sans un feu vert américain et que l'on ne peut les séparer" l'un de l'autre, a encore dit M. Chamkhani.
|
IRAN |
|
L'Iran prêt à produire des bombes nucléaires dans 3 ans |
19.08.2004 |
(AP) L'Iran a informé la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne qu'il serait capable de produire des armes nucléaires d'ici 3 ans, et qu'il pourrait obtenir de l'uranium suffisamment enrichi pour fabriquer des bombes dans 1 an."Ces affirmations iraniennes démentent leurs affirmations publiques selon lesquelles leur programme nucléaire poursuit un but totalement civil et pacifique", a affirmé le sous-secrétaire d'Etat américain John Bolton au cours d'une interview.
L'agence des Nations unies pour l'énergie atomique pourrait condamner l'Iran lors de sa prochaine réunion le 13 septembre, ce qui devrait pousser les Etats-Unis à demander au Conseil de sécurité de prendre des mesures contre l'Iran.
|
IRAN |
|
L'Iran va construire de nouveaux réacteurs nucléaires |
22.08.2004 |
(AP) L'Iran a annoncé qu'il prévoyait de construire de nouvelles centrales nucléaires avec le soutien de la Russie, en dépit des inquiétudes américaines de voir Téhéran utiliser ces infrastructures pour concevoir une bombe atomique.
"Nous avons conclu des contrats avec la Russie pour construire davantage de réacteurs nucléaires. Aucun nombre précis n'a été mentionné mais notre contrat avec la Russie prévoit de construire plus d'une centrale nucléaire", a expliqué dimanche aux journalistes Asadollah Saboury, directeur adjoint de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, responsable du programme des centrales nucléaires.
Il a révélé qu'au moins deux autres pays européens avaient fait part de leur intérêt dans ce projet tout en refusant de les nommer. "Ils nous ont donné des documents exprimant leur souhait de s'associer au projet. Nous les accueillons volontiers", a déclaré Asadollah Saboury.
Le Conseil iranien de l'énergie nucléaire a décidé que le pays produirait 7.000 mégawatts d'électricité grâce au nucléaire d'ici 2021 afin de répondre à la demande croissance en énergie. La première centrale nucléaire iranienne est située à Bouchehr, une ville côtière du sud du pays De conception allemande et refaite par la Russie, devrait être opérationnelle en août 2006. Un deuxième réacteur nucléaire doit également être construit sur le site. Ces projets nucléaires causent par ailleurs l'inquiétude des écologistes, l'Iran étant un pays régulièrement frappé par les séismes.
|
IRAN |
|
L'Iran souffle le chaud et le froid |
28.08.2004 |

(AP) Le président iranien Mohammad Khatami a annoncé que son pays était prêt à fournir des garanties qu'il ne cherchera pas à acquérir des armes nucléaires. "En tant que musulmans, nous ne pouvons utiliser des armes nucléaires. Celui qui ne peut utiliser des armes nucléaires ne peut les fabriquer" a dit M.Khatami, tout en réaffirmant que l'Iran n'avait pas l'intention d'abandonner son programme nucléaire destiné à une utilisation pacifique.
Le président iranien a aussi averti les Etats-Unis qu'un succès en Irak et en Afghanistan ne sera possible qu'avec le soutien de l'Iran.
|
IRAN |
|
Les Etats-Unis veulent des sanctions contre l'Iran |
02.09.2004 |
(AP) Les Etats-Unis veulent que les Nations unies imposent des sanctions à l'Iran qui, selon l'administration Bush, s'apprête à enrichir suffisamment d'uranium pour fabriquer quatre armes nucléaires.
Cette annonce faite le 1er septembre par le secrétaire d'Etat américain Colin Powell lors d'une visite au Panama, survient alors que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a publié un rapport sur les projets nucléaires de l'Iran.
Colin Powell a préconisé des sanctions politiques, économiques et/ou diplomatiques. Il a appellé à une action du Conseil de sécurité lors de la réunion du conseil de l'AIEA le 13 septembre. Le secrétaire d'Etat américain a indiqué qu'il envisageait de consulter l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et d'autres membres de l'AIEA sur le sujet.
|
IRAN |
|
Réunion du G8 sur le nucléaire iranien |
10.09.2004 |
(AP) Les responsables du G8 chargés du désarmement se sont réunis à Genève pour deux jours de rencontres destinées à parler du programme nucléaire iranien, et de la volonté des Etats-Unis de faire voter une résolution contre l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU.
La réunion était présidée par le sous-secrétaire d'Etat américain, John R. Bolton.
|
IRAN |
|
L'Iran annonce avoir testé avec succès un "missile stratégique" |
25.09.2004 |
(AP) L'Iran a annoncé samedi avoir testé avec succès un missile stratégique. En août 2004, l'Iran avait annoncé avoir testé une nouvelle version de son missile balistique Shahab-3, déjà capable d'atteindre Israël et les forces américaines déployées au Moyen-Orient.
|
IRAN |
|
L'Iran avance à 2000 km la portée de ses missiles |
05.10.2004 |
(AFP) L'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, qui demeure un personnage central du régime iranien, a révélé pour la première fois que l'Iran avait augmenté la portée de ses missiles balistiques à 2.000 kilomètres.
"Nous avons aujourd'hui la puissance de lancer nos missiles jusqu'à 2.000 km et les experts savent qu'une fois qu'un pays a franchi cette étape, toutes les suivantes sont accessibles", a déclaré l'ancien président.
L'Iran a testé le 11 août 2004 une version optimisée de ce missile baptisé Chahab-3 (en photo). Sa portée était précédemment de 1.300 à 1.700 km.![]()
|
IRAN |
|
Israël appelle l'ONU à agir contre l'Iran |
22.09.2004 |
(AP) Estimant que l'Iran n'abandonnera jamais son programme de développement d'armes nucléaires, Israël a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies d'agir rapidement "pour mettre fin à ce cauchemar".
Israël a également affirmé que l'Iran avait détrôné l'Irak de Saddam Hussein à la place "d'exportateur n°1 de terrorisme, de haine et d'instabilité dans le monde", menaçant l'Etat hébreu et le monde entier. Le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom a affirmé que les missiles iraniens avaient la capacité d'atteindre Londres, Paris et le sud de la Russie.
"La communauté internationale reconnaît aujourd'hui que l'Iran n'est pas seulement une menace pour Israël mais aussi pour le monde entier", a déclaré Silvan Shalom.
De son côté, l'Iran a accusé Israël d'être une "menace universelle" et le ministre des Affaires étrangères de Téhéran, Kamal Kharrazi, a annoncé que l'Iran réagirait "le plus sévèrement possible" si Israël frappait ses capacités nucléaires.
|
MASOCHISME |
|
L'Iran préfère Bush à Kerry |
19.10.2004 |
Le gouvernement iranien vote Bush. Pourtant accusé par celui-ci d'appartenir à "l'axe du Mal", d'accueillir des membres d'Al-Qaïda et de chercher à se doter d'armes nucléaires, l'Iran a apporté son soutien au président américain pour l'élection du 2 novembre.
Historiquement, les démocrates, dont John Kerry est le candidat, ont causé plus de torts à l'Iran que les républicains, a expliqué Hassan Rowhani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne. "Nous n'avons rien vu de bon des démocrates. (...) Nous ne devons pas oublier que la plupart des sanctions et des pressions économiques imposées à l'Iran l'ont été à l'époque de Clinton. Et nous ne devons pas oublier que Bush, malgré sa rhétorique dure et sans fondement contre l'Iran, n'a pas pris concrètement de mesures dangereuses contre l'Iran", a déclaré M. Rowhani à la télévision iranienne.
C'est la première fois depuis plusieurs décennies que l'Iran se prononce ouvertement en faveur de l'un des candidats à la présidentielle américaine.
Téhéran préfère généralement les républicains aux démocrates, qui ont tendance à faire davantage pression sur la question des droits de l'Homme. "Nous ne désirons pas voir les démocrates prendre le pouvoir", a reconnu M. Rowhani.
|
IRAN |
|
L'Iran accepte de suspendre l'enrichissement d'uranium |
14.11.2004 |
|
|
![]() Hassan Rowhani, responsable du programme nucléaire iranien |
"Nous avons accepté de suspendre quasiment toutes les activités liées à l'enrichissement", a déclaré Hassan Rowhani devant la presse après avoir reçu les ambassadeurs allemand, britannique et français à Téhéran.
L'Iran a consenti à suspendre non seulement l'enrichissement, mais aussi les opérations préalables: la conversion d'uranium et la production des pièces de centrifugeuses, les appareils qui servent à l'enrichissement. Il s'agissait là d'une exigence européenne qui a paru un temps compromettre un accord.
"La suspension est valable le temps des négociations" en vue d'un accord de coopération à long terme, a précisé M. Moussavian, "les négociations vont commencer le 15 décembre".
Il a souligné que les Européens avaient aussi "reconnu le droit de l'Iran à posséder la technologie nucléaire civile et le cycle du combustible", reconnaissance dont les Iraniens faisaient une affaire de principe.
En contrepartie de cette suspension, les Européens ont offert à l'Iran une coopération nucléaire, comprenant l'aide à l'acquisition d'un réacteur de recherche à eau légère et des assurances quant à l'approvisionnement en combustible des centrales iraniennes. L'offre comporte aussi un volet commercial et un autre politique.
L'AIEA doit encore se réunir le 25 novembre à propos du programme nucléaire iranien. Les Etats-Unis, qui accusent l'Iran de développer secrètement des armes nucléaires, veulent que l'AIEA porte le dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU, lequel pourrait imposer des sanctions à l'Iran.
|
IRAN |
|
L'Iran demande des exemptions sur l'enrichissement d'uranium |
25.11.2004 |
|
|
![]() Mohamed El Baradei, président de l'AIEA |
Cette exigence a été formulée à la veille de la réunion du conseil des gouverneurs, l'exécutif politique de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui dépend de l'ONU. Le conseil des gouverneurs de l'agence doit examiner un projet de résolution euro-américain qui, suite à la suspension de l'enrichissement, évitera de demander des sanctions de l'ONU contre l'Iran.
L'AIEA s'est déclaré outré par cette demande. "Cela est inacceptable pour nous", a renchéri un diplomate européen. Selon des diplomates, cette ultime exigence ne peut que renforcer les doutes occidentaux sur la crédibilité des assurances iraniennes sur le caractère pacifique de ses programmes.
La suspension est incomplète en raison des demandes d'exemption iraniennes pour 20 centrifugeuses de recherche, a déclaré Mohammed ElBaradei, directeur-général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, juste avant l'ouverture du conseil des gouverneurs.
Des entretiens entre la délégation iranienne et celles de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne (les 3 pays qui consuisent les négociations) se sont conclues sans accord. L'exigence iranienne "est politiquement extrêmement dommageable", a déclaré un diplomate européen, en indiquant que l'UE ne voulait pas céder.
Dans son rapport au conseil, M. ElBaradei a indiqué que l'Iran avait en fait déjà produit après conversion de minerai un total de 3,5 tonnes de gaz d'uranium UF6, un produit injecté dans les centrifugeuses pour l'enrichissement. Cette quantité ne suffit certes pas à fabriquer une bombe. Et ni la conversion, ni l'enrichissement, ne sont interdits par le Traité de non-prolifération nucléaire que l'Iran a signé. Mais devant l'inquiétude des Occidentaux sur les intentions iraniennes, l'AIEA avait exigé en septembre que l'Iran renonce à ces activités pour restaurer la confiance.
Le conseil devrait aussi censurer la Corée du Sud pour des expériences nucléaires secrètes dans le passé, mais sans saisir le Conseil de sécurité.
|
IRAN |
|
Les pays européens écartent l'option militaire contre l'Iran |
19.01.2005 |
(AFP) Alors qu'ils étaient divisés sur le dossier irakien, les pays européens ont écarté ensemble toute option militaire contre l'Iran, en insistant sur la nécessité d'un règlement diplomatique à la question du nucléaire iranien.
Il n'y a pas "d'alternative" aux pourparlers menés avec Téhéran pour empêcher une "militarisation nucléaire" de ce pays, a affirmé le porte-parole du gouvernement allemand Belan Anda. "Ces pourparlers se mènent en étroite coordination aves les Etats-Unis", a-t-il ajouté.
La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni négocient depuis la mi-décembre avec l'Iran pour obtenir un accord à long terme dans lequel Téhéran renoncerait définitivement à toute ambition nucléaire militaire. Dans l'attente d'un tel accord, les Européens ont obtenu de l'Iran une suspension des activités d'enrichissement d'uranium qui peuvent avoir une finalité militaire.
"Ceux qui pensaient que nous ne serions pas capables de négocier quelque chose de substantiel avaient tort. Ceux qui pensaient qu'on ne pourrait pas établir un certain niveau de confiance avec les Iraniens tout en ayant un solide consensus avec les Etats-Unis et les pays non alignés avaient tort. Cela a demandé un travail phénoménal mais, jusqu'ici, ça marche", a affirmé le secrétaire au Foreign office Jack Straw.
|
IRAN |
|
Condoleezza Rice souffle le chaud et le froid à propos de l'Iran |
04.02.2005 |
(AFP) La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a fait monter d'un cran la pression sur l'Iran en déclarant que la façon dont le régime islamique de Téhéran traitait sa population était "quelque chose d'exécrable".
"Je ne pense pas que quiconque estime que les mollahs qui n'ont pas été élus et qui dirigent ce régime sont une bonne chose, tant pour le peuple iranien que pour la région. Je pense que nos alliés européens sont d'accord avec notre point de vue que l'attitude du régime iranien en ce qui concerne les droits de l'Homme et à l'égard de sa propre population est quelque chose d'exécrable. (...) La cause que nous défendons, c'est que le peuple iranien puisse avoir une chance de déterminer son propre avenir, et à l'heure actuelle sous ce régime, ils n'ont pas la possibilité de déterminer leur propre avenir.", a-t-elle déclaré à des journalistes qui l'accompagnent dans sa tournée en Europe et au Proche-Orient
Condoleezza Rice a toutefois indiqué que l'éventualité d'une attaque américaine sur l'Iran "n'est pas à l'ordre du jour à ce stade". "Nous avons de nombreux outils diplomatiques encore à notre disposition et nous avons l'intention de les épuiser tous" a-t-elle précisé.
|
IRAN |
|
Iran: Khatami promet le "feu de l'enfer" au "Grand Satan" américain |
10.02.2005 |
(AFP) Le président iranien Mohammad Khatami a promis "le feu de l'enfer" à ceux qui oseraient envahir son pays, lors d'un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l'occasion du 26e anniversaire de la Révolution islamique."Le peuple iranien est uni contre toute menace ou attaque. Personne ne peut nous humilier, nous ne dépendons de personne. Tout envahisseur découvrira que l'Iran sera pour lui le feu de l'enfer", a déclaré M. Khatami.
"Ces menaces que vous entendez en ce moment procèdent simplement de la guerre psychologique et sont la conséquence de leurs échecs", a ajouté M. Khatami devant la foule, présente en masse malgré le froid et la neige.
En plus des traditionnels "Mort à l'Amérique", on pouvait voir déambuler un âne sur lequel était peint le drapeau américain. Parmi l'assistance, un pantin à l'effigie de George Bush portait une pancarte sur laquelle on pouvait lire "débile mental", tandis qu'une poupée grandeur nature de Mme Rice était affublée d'un "vieille fille", en référence à son statut de célibataire.
Devant ce rassemblement, l'ancien président Rafsandjani a estimé que la forte participation populaire "sous la neige et le froid était un message pour les Américains."
|
IRAN |
|
L'Iran dit son programme nucléaire invulnérable à une attaque américaine |
08.02.2005 |
(AP/AFP) Le principal négociateur nucléaire iranien a averti qu'une frappe militaire américaine ne détruirait pas ses installations nucléaires.
"Nous recherchons pas la tension avec les Etats-Unis. Nous cherchons à régler nos différends avec l'Amérique mais ce sont les Américains qui ne veulent pas que ces problèmes soient résolus", a affirmé Hasan Rowhani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale..
"Il n'existe pas de problème dans le monde aujourd'hui qui ne puisse être réglé", a dit Hasan Rowhani avant d'affirmer qu'une frappe américaine serait vouée à l'échec.
"La technologie nucléaire de l'Iran est entre les mains de ses scientifiques et d'ateliers disséminés à travers tout le pays. Tous ont la capacité de fabriquer des centrifugeuses. Par conséquent, l'Amérique ne pourra pas détruire les installations nucléaires et les mines par une simple frappe militaire", a dit Hasan Rowhani.
Cependant, Hassan Rohani ne considère pas que la menace d'une attaque américaine soit sérieuse. "Les Etats-Unis ne tireraient aucun profit d'une attaque militaire. Les menaces américaines en termes politiques, la poursuite de leur guerre psychologique, l'invasion culturelle et les pressions économiques sont sérieuses, mais je ne crois pas (que la menace d'une) attaque militaire soit sérieuse", a-t-il dit, tout en soulignant que "les capacités militaires de l'Iran n'ont jamais été aussi puissantes dans toute son histoire".
|
IRAN |
|
Le président Khatami jure que l'Iran ne renoncera jamais à ses progrès nucléaires, met l'Europe en garde |
09.02.2005 |
(AFP) Le président Mohammad Khatami a juré que Téhéran n'abandonnerait jamais les progrès liés au nucléaire et a menacé de ne pas respecter les engagements pris si les Européens abandonnent les leurs. Une mise en garde alors que viennent de reprendre les négociations entre Téhéran et la "troïka" européenne (Grande-Bretagne, France, Allemagne).
Khatami a expliqué que si les pourparlers échouaient, son gouvernement se considérerait délié de sa promesse de suspension de toutes les activités liées à l'enrichissement de l'uranium.
Il a rappelé que la plupart des Iraniens veulent que leur pays continue son développement nucléaire. Ce programme nucléaire, fierté nationale, est peut-être le seul sujet sur lequel tout le spectre politique iranien est d'accord.
Le président iranien a une nouvelle fois affirmé que l'Iran ne fabriquerait jamais d'armes nucléaires, rappelé qu'il était signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et avait réaffirmé en novembre son engagement en vue d'un usage exclusivement pacifique de son nucléaire.
|
IRAN |
|
Condoleezza Rice menace l'Iran de sanctions à l'ONU et critique le manque de fermeté des Européens |
09.02.2005 |
(AP) L'Iran s'expose à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies en raison de son programme nucléaire, a averti a secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
"Les Iraniens doivent comprendre que s'ils n'acceptent pas le marché que les Européens leur proposent (...) dès lors la transmission au Conseil de sécurité menace", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision américaine Fox News.
"Je ne sais pas si quelqu'un a dit cela aux Iraniens aussi clairement qu'il le fallait" a-t-elle ajouté, dans une allusion implicite au trio Allemagne-France-Royaume Uni qui négocie actuellement avec L'Iran.
|
IRAN |
|
Les Etats-Unis utilisent des drones pour espionner les installations militaires de l'Iran |
16.02.2005 |
(AP) Les Etats-Unis utilisent des drones (avions de surveillance téléguidés) depuis mi-2004 pour survoler l'Iran à la recherche de preuves de l'existence d'un programme d'armement nucléaire, mais aussi pour tester la défense aérienne, selon le "Washington Post".Les avions utilisent un radar, des caméras vidéo et des appareils photo, ainsi que des philtres capables de détecter des traces d'activité nucléaire afin de recueillir des informations que les satellites ne peuvent obtenir.
D'après le "Washington Post", un responsable américain a reconnu le déploiement de drones sur les frontières iraniennes du nord et de l'ouest, d'abord en avril 2004 puis à nouveau en décembre et en janvier. L'iran a officiellement protesté contre ces incursions auprès d'intermédiaires suisses, en l'absence de relations diplomatiques avec Washington.
|
IRAN |
|
L'Iran confirme le survol de ses installations nucléaires par des drones américains |
16.02.2005 |
(AP) Les Etats-Unis ont envoyé des drones (avions sans pilote) au-dessus des sites nucléaires iraniens, a annoncé le ministre iranien chargé des renseignements Ali Yunesi.
"La plupart des objets brillants que notre population peuvent voir dans l'espace aérien de l'Iran sont des appareils espions américains utilisés pour surveiller les installations militaires et nucléaires de l'Iran. (...) L'espionnage américain dans l'espace aérien iranien dure depuis assez longtemps ", a dit le ministre.
Ces déclarations viennent confirmer les informations publiées par le "Washington Post" et selon lesquelles des responsables américains non identifiés affirmaient que des drones survolaient l'Iran depuis près d'un an en quête de preuve d'un programme d'armement nucléaire.
|
SYRIE - IRAN |
|
L'Iran et la Syrie unis contre les menaces américaines |
16.02.2005 |
(AP) L'Iran et la Syrie ont annoncé qu'ils formeraient un front uni pour faire face aux possibles menaces, sans citer explicitement les Etats-Unis.
"A la lumière des circonstances particulières auxquelles fait face la Syrie, l'Iran lui communiquera son expérience, notamment concernant les sanctions", a déclaré le premier vice-président iranien Mohammad Reza Aref, après un entretien avec le Premier ministre syrien Mohammad Naji Otari.
"A ce stade sensible, les deux pays doivent former un front uni face aux nombreux défis", a renchéri Mohammad Naji Otari.
Téhéran et Damas sont sous le coup de sanctions économiques américaines et les deux pays sont soumis à des pressions américaines intenses. Les Etats-Unis accusent l'Iran de chercher à produire des armes nucléaires tandis que les relations avec la Syrie se sont dégradées, particulièrement après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth.
|
IRAN |
|
L'Iran saura dans les six mois comment faire une bombe nucléaire selon Israël |
16.02.2005 |
(AP) L'Iran disposera d'ici 6 mois des connaissances pour construire des armes de destruction massive, a affirmé à Londres le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom.
"Dans six mois, ils termineront les tests pour avoir la connaissance pour produire des armes de destruction massive. Ce n'est pas seulement un problème israélien mais un problème international, les missiles à longue portée pouvant atteindre l'Europe.", a-t-il déclaré devant les journalistes.
Le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz avait précédemment estimé que Téhéran pourrait disposer d'armes nucléaires d'ici deux ans.
Les déclarations de Silvan Shalom sont en contradiction avec celles du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed ElBaradei, selon lequel il n'y a pas de preuves que l'Iran se dote d'armes nucléaires.
Chris Rundle, un expert britannique de l'univesité de Durham, a émis de sérieux doutes sur les déclarations de M. Shalom, estimant qu'Israël exagérait vraisemblablement la menace iranienne. "Dans les années 90, les Israéliens disaient régulièrement que l'Iran aurait la bombe d'ici trois à cinq ans. Un an plus tard, ils disaient la même chose... Au fil des ans, les Israéliens ont été ceux qui, plus que n'importe qui d'autre, ont mis en garde contre la menace iranienne, et la presse américaine a été influencée par ça", a-t-il déclaré à l'AFP. Il a également souligné que le processus de militarisation d'une charge nucléaire "prend du temps" et que Téhéran "n'a pas procédé au moindre essai atomique".
|
IRAN |
|
L'élection d'Ahmadinejad éloigne la perspective d'une détente entre Téhéran et Washington |
27.06.2005 |
(AFP) L'élection à la présidence iranienne de Mahmoud Ahmadinejad (en photo) a durablement éloigné la perspective d'une détente entre les Etats-Unis et l'Iran, estiment diplomates et analystes.Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rompus en 1980 quand des étudiants iraniens avaient gardé en otage durant 444 jours 52 Américains dans l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Plus récemment, le président américain George W. Bush a placé l'Iran sur son "axe du Mal" et l'accuse de soutenir le terrorisme international, de chercher à déstabiliser la région et le soupçonne de vouloir se doter de l'arme atomique.
Mahmoud Ahmadinejad est un ancien officier de l'armée idéologique du régime, les "Gardiens de la Révolution" qui ont pour habitude d'inscrire sur leurs missiles "Nous effacerons Israël de la carte".
|
IRAN |
|
Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment |
06.08.2005 |
(AP) Le nouveau président iranien Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment devant le parlement, affirmant dans son discours inaugural qu'il axerait sa politique étrangère sur des bonnes relations avec le reste du monde, mais que la République islamique ne se soumettrait pas à la "tyrannie" de l'étranger et ne se laisserait pas intimider par les pressions intenses exercées par l'Occident pour contenir ses ambitions nucléaires.
"Nous sommes logiques et respectons les règles internationales, mais nous ne céderons pas à ceux qui veulent porter atteinte à nos droits. (...) La nation iranienne ne saurait être intimidée", a dit Ahmedinejad.
|
IRAN |
|
Face aux menaces communes l'Iran veut renforcer ses liens avec la Syrie |
07.08.2005 |
|
|
![]() Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président syrien Bashar al-Assad le 7 août 2005 à Téhéran |
Bachar al-Assad, dont le pays est le plus sûr allié de l'Iran dans la région, est arrivé en Iran pour une visite de deux jours dès le lendemain de la prestation de serment de M. Ahmadinejad devant le parlement.
Les deux pays, visés par des sanctions américaines, sont soumis à un surcroît de pressions, l'Iran à cause de ses activités nucléaires surtout, la Syrie en raison de son opposition au désarmement du Hezbollah au Liban, et les deux à cause de leur rôle supposé en Irak. L'Iran et la Syrie sont les deux pays auxquels le président américain George W. Bush s'en est pris le plus vigoureusement dans son discours sur l'état de l'Union en février 2005.
|
IRAN |
|
L'Iran a fabriqué secrètement plus de 4000 centrifugeuses |
09.08.2005 |
(AP) L'Iran a fabriqué secrètement quelque 4000 centrifugeuses capables d'enrichir l'uranium pour le transformer en uranium militaire, a affirmé Alireza Jafarzadeh, un dissident iranien en exil qui avait révélé en 2002 les détails du programme nucléaire de Téhéran.
Ces centrifugeuses auraient été fabriquées à l'insu de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et sont prêtes à être installées sur le site nucléaire de Natanz.
M. Jafarzadeh dirige le Strategic Policy Consulting, un groupe de réflexion basé à Washington et qui s'intéresse essentiellement à l'Iran et l'Irak.
L'AEIA, réunie en urgence à Vienne pour discuter du dossier iranien, n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat sur l'existence ou non de ces centrifugeuses.
|
IRAN |
|
Le conseil de l'AIEA demande en vain à l'Iran l'arrêt de ses activités nucléaires |
11.08.2005 |
(AFP) L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté une résolution européenne demandant à l'Iran d'arrêter la production de combustible nucléaire.Selon M. ElBaradei, le conseil des gouverneurs a jugé essentiel que l'Iran revienne sur le redémarrage des activités de conversion d'uranium à Ispahan, cette semaine, "en tant que mesure de confiance" après des années de dissimulation dans le passé.
"L'Iran ne cèdera pas et sera producteur de combustible nucléaire d'ici à dix ans", a pourtant rétorqué le chef de la délégation iranienne à Vienne, Cyrus Nasseri, en dénonçant la résolution.
en photo: Réunion de l'AIEA à Vienne le 9 août 2005
|
IRAN |
|
L'Iran lève les scellés sur l'usine de conversion d'Ispahan |
10.08.2005 |
(AFP/AP) L'Iran a commencé à lever les scellés sur l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan (centre), qui va ainsi reprendre pleinement des activités nucléaires ultra-sensibles, a indiqué le vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Saïdi."Les scellés sont en train d'être brisés", a confirmé à l'AFP Melissa Fleming, porte-parole de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui avait installé des caméras de surveillance dans l'usine d'Ispahan.
Dans une atmosphère de vive excitation, un journaliste de l'AFP sur place a vu des techniciens revêtus de tenues de protection scier le couvercle d'un premier baril de poudre d'uranium devant être ensuite déversé dans des convertisseurs.
Protégée par des dizaines de batteries anti-aériennes, l'usine d'Ispahan est un maillon essentiel du programme nucléaire de l'Iran.




