CRIME DE GUERRE" POUR BACHAR AL-ASSAD
CRIME DE GUERRE" POUR BACHAR AL-ASSAD

Bachar al-Assad, dont c'était la première apparition publique depuis le début de l'offensive terrestre israélienne, a qualifié la situation d'"extrêmement grave et dangereuse".
"Ce qui se passe pour nous, c'est un crime de guerre", a-t-il déclaré.
Le président syrien a lancé un appel à un cessez-le-feu et un retraits des forces israéliennes de la bande de Gaza.
"Ensuite, il faut la levée du blocus" de la bande de Gaza, a poursuivi le président syrien.
Le blocus est une "déclaration de guerre" et une "mort lente", a-t-il fait valoir. "Si le blocus n'est pas levé, il est difficile d'avoir un cessez-le-feu qui tient. Quand un être humain doit choisir entre une mort lente et une mort rapide, il préfèrera la mort rapide."
"Nous sommes tout à fait prêts à faire les efforts nécessaires, à coopérer avec n'importe quelle partie dans la région ou sur la scène internationale afin de parvenir à une solution", a ajouté Bachar al-Assad.
Nicolas Sarkozy, qui était accompagné par le diplomate en chef de l'Union européenne
Javier Solana, avait rencontré mardi matin à Jérusalem, avant de gagner Damas, le chef du Likoud, Benjamin Netanyahu.
Lundi soir, il avait rencontré le président israélien Shimon Peres et le Premier ministre Ehud Olmert.
"Je leur ai dit qu'Il n'y a pas de solution militaire à Gaza, je leur ai dit que les violences devaient cesser au plus vite, je leur ai dit qu'il fallait tout faire pour permettre à l'aide humanitaire de parvenir aux populations de Gaza", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse à Damas.
Il a émis l'espoir que des organisations humanitaires non gouvernementales européennes pourraient entrer dans la bande de Gaza dès mardi, que des corridors humanitaires seraient ouverts dans ce territoire et des médicaments distribués.
Au quatrième jour de son offensive terrestre, qui fait suite à une semaine de bombardements aériens, l'armée israélienne a intensifié mardi sa percée dans le sud de la bande de Gaza. Un dernier bilan des services hospitaliers palestiniens fait état de 574 morts.
